Schweizerische Kriminalprävention - Prévention Suisse de la Criminalité


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Martin Boess

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Contexte

Jugendgewalt

Les jeunes et la violence – un thème central de notre travail

La «violence juvénile» en tant que telle n’est perçue comme un risque social que depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Les modèles explicatifs invoquent entre autres le chômage, la couche sociale et la pauvreté, les nouveaux types d’activités de loisirs et de divertissement, l’augmentation des représentations de la violence dans les médias, les changements intervenus dans les relations familiales et la socialisation masculine. Les informations portant sur des cas isolés et relayées par les médias sur l’ampleur et la forme de la violence et de la criminalité juvéniles et les évolutions réelles ne coïncident cependant pas nécessairement. La violence juvénile ne constitue aujourd’hui encore qu’une petite partie des actes de violence commis au sein de la société.

Néanmoins, les statistiques tendent à montrer que la propension à la violence chez les jeunes a sensiblement augmenté au cours des dernières années. Ainsi, la Statistique policière de la criminalité (SPC) révèle que de 1999 à 2006, les enquêtes contre des auteurs mineurs d’infractions ont augmenté de manière continue et frappante – lésions corporelles: augmentation de 760 à 1525; menaces: augmentation de 405 à 869. Dans le même laps de temps, le nombre de jugements pénaux rendus contre des jeunes pour des actes de violence a nettement augmenté, passant de 1 241 à 2 268 condamnations (lésions corporelles simples: augmentation de 288 à 638; menaces: augmentation de 148 à 317).  
Les statistiques criminelles (comme p. ex. la Statistique policière de la criminalité, la statistique de l’aide aux victimes et la statistique des jugements pénaux des mineurs) ne sont toutefois que d’une utilité limitée pour comprendre et évaluer de manière nuancée le phénomène de la «violence juvénile». Le type et l’ampleur de la criminalité enregistrée sont déterminés par la propension de la population à porter plainte et par les poursuites engagées par la police. Il est donc impératif d’interpréter ces données avec prudence.

Le rapport du Département fédéral de justice et police (DFJP) publié en juin 2007 et intitulé «Violence des jeunes. Ampleur, causes et mesures envisageables» (DFJP 2007) constate lui aussi que «les données actuelles ne permettent pas d’appréhender de façon fiable l’ampleur de la violence des jeunes et son évolution. Il serait donc déplacé d’attiser les peurs». De l’autre côté, souligne le DFJP, «... il ne faut pas minimiser le problème. La violence des jeunes existe et son ampleur suscite des craintes dans certaines franges de la population. Par ailleurs, les statistiques en place autorisent à supposer que la propension des mineurs à la violence a augmenté ces dernières années.»  

Mesures préventives des corps de police cantonaux

La mission fondamentale de la police consiste à assurer sa mission répressive et préventive dans le cadre du maintien de la sécurité et de l’ordre publics. La police remplit sa mission 24 heures sur 24 et a besoin de s’appuyer, dans le cadre de l’exécution de sa mission, sur un réseau d’institutions et organisations gouvernementales et non gouvernementales qui fonctionne bien.

Dans le domaine de la prévention, sa tâche consiste à intégrer dans son travail, à sensibiliser et à informer le grand public et les groupes cibles concernés, c’està-dire p. ex. les spécialistes qui s’occupent au niveau local et régional de personnes touchées, de victimes, de délinquant-e-s et les services cantonaux de la jeunesse, les travailleurs et travailleuses de rue, les délégué-e-s cantonaux à la jeunesse et à l’intégration ainsi que les secteurs de l’école, des parents d’élèves et des loisirs.

Dans leur travail quotidien, les collaborateurs et collaboratrices des corps de police doivent être conscients des questions de prévention, connaître exactement leur domaine d’activité et savoir de quelles tâches les spécialistes des secteurs de la formation, de l'éducation , de l'assistance et de l'accompagnement sont responsables.

Pour consulter la partie I du plan de mesures voir à droite "Télécharger".

Large éventail de mesures de prévention au niveau cantonal

La discussion des dernières années sur la question des «jeunes et de la violence» a donné naissance en Suisse à un large éventail d’offres institutionnelles de services spécialisés et de mesures de prévention et d’intervention dans le domaine de la violence. S’y ajoutent de multiples projets et programmes réalisés par des spécialistes.

Pour consulter la partie II du plan de mesures, voir à droite "Télécharger".

Problèmes structuraux lors de l’élaboration et la mise en oeuvre de mesures de lutte contre la violence juvénile

Un nombre important de problèmes structuraux rend difficile l’élaboration ainsi que la mise en œuvre des mesures de lutte contre la violence juvénile. Ces difficultés sont à résoudre par les politiques. Concrètement, il s’agit des aspects suivants: 
  1. Les bases du travail de prévention de la police ne sont pas homogènes
    au niveau national.
  2. La terminologie relative au travail de prévention de la police n’est pas
    homogène.
  3. Il existe des conceptions très diverses du travail de prévention de la police
    ainsi que du rôle qu’elle peut assumer dans ce domaine.
  4. L’importance relative accordée aux tâches des corps de police diffère
    d’un canton à l’autre. On note des différences frappantes au niveau
    cantonal pour ce qui est de l’importance relative accordée à la répression
    et à la prévention et p. ex. à la coopération avec l’école.
  5. La signification ou l’interprétation des données sur la criminalité visible
    et invisible n’est pas définie.
  6. L’importance des jeunes multirécidivistes dans le domaine «Les jeunes
    et la violence» n’est pas déterminée.
  7. La répartition des tâches entre les autorités cantonales ainsi qu’entre
    les autorités et les organisations non gouvernementales n’est pas claire.
  8. Les statistiques rendant compte de la délinquance juvénile ne sont pas
    homogènes. La police et la justice utilisent des systèmes différents.
  9. La police et la justice se servent de systèmes différents pour rendre
    compte de la délinquance juvénile et ont de ce fait une manière différente
    de l’interpréter et de communiquer à son sujet.
  10. La répartition des compétences entre les cantons et la Confédération pour
    le domaine «Les jeunes et la violence» est interprétée différemment. 

News

La loi fédérale sur les armes a changé. Informez-vous sur la nouvelle réglementation pour les armes soft air.

Article

Fait le:
28.07.2005

Modifié le:
24.02.2009

News

Ricardo & Associates – une nouvelle vague d’arnaque par courrier postal du Portugal

Edition remaniée de la brochure «Guide de la Police: Pour une meilleure sécurité

Edition remaniée de la brochure «Sécurité des 50+»

VACANCES: Timeshare; déjà victime une fois et visé à nouveau

VACANCES: Arnaques et escroqueries envers les touristes 2/2

Suite...

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«Plan de mesures 2008: les jeunes et la violence» de la PSC, PDF (1'800 KB) »»

Lien

- Département fédéral de justice et police DFJP:  Rapport  sur la violence juvénile »»
- Office fédéral de la statistique: statistique policière de la criminalité »»
- Office fédéral de la statistique: les mineurs comme auteurs d’actes de violence »»
- Office fédéral de la statistique: statistique de l’aide aux victimes »»

Adresses

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